Versement libératoire : bonne ou mauvaise idée pour un auto-entrepreneur ?
1 %, 1,7 % ou 2,2 % du CA et l'impôt est réglé : le versement libératoire est-il rentable ? Conditions, calcul et cas où il vaut mieux l'éviter.
Par la rédaction Numera · Mis à jour le 13 octobre 2026 · 2 min de lecture
En bref
- Le versement libératoire règle l'impôt sur le revenu en même temps que les cotisations : 1 % (vente), 1,7 % (services BIC), 2,2 % (BNC) du CA.
- Il est réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond.
- Intéressant si votre tranche d'imposition est élevée ; souvent inutile si vous êtes peu ou pas imposable.
Sommaire de l'article
Comment ça marche ?
Au lieu d'ajouter votre bénéfice forfaitaire à vos autres revenus, vous payez un pourcentage fixe de votre CA chaque mois ou trimestre, avec vos cotisations. Votre impôt sur ces revenus est alors définitivement réglé.
Les taux
| Activité | Taux |
|---|---|
| Vente de marchandises | 1 % |
| Prestations de services BIC | 1,7 % |
| Activités libérales BNC | 2,2 % |
Est-ce rentable ?
Comparez avec l'imposition classique : votre CA, après abattement (71 %, 50 % ou 34 %), est soumis à votre taux marginal.
Exemple en BNC, 30 000 € de CA :
- Versement libératoire : 30 000 × 2,2 % = 660 €.
- Régime classique : 30 000 × 66 % = 19 800 € imposables. À un taux marginal de 11 %, environ 2 180 € ; à 0 %, 0 €.
Le versement libératoire gagne si vous êtes imposé dans une tranche à 11 % ou plus, et perd si votre foyer est non imposable.
Les conditions
- Revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année sous un plafond (par part de quotient familial).
- Option à exercer auprès de l'Urssaf dans les délais (avant le 30 septembre pour l'année suivante, ou à la création).
Questions fréquentes
Quel est le taux du versement libératoire en 2026 ?
1 % du chiffre d'affaires pour la vente, 1,7 % pour les prestations de services BIC et 2,2 % pour les activités libérales BNC.
Peut-on renoncer au versement libératoire ?
Oui, la renonciation se fait auprès de l'Urssaf et prend effet pour l'année suivante, selon les délais prévus.
Article d'information générale, à jour au 13/10/2026. Les taux et seuils évoluent chaque année : pour une décision qui engage votre entreprise, faites valider votre situation par un expert-comptable.